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Chevènement : le traité de Lisbonne est «juridiquement mort»


Dépêche AFP, vendredi 20 juin 2008, 12h48.


Chevènement : le traité de Lisbonne est «juridiquement mort»
Jean-Pierre Chevènement a affirmé que le traité de Lisbonne était "juridiquement mort" après le non irlandais et il a appelé la gauche à "réévaluer le rôle de la nation" pour "redresser la construction européenne dans un sens plus social et plus indépendant".

"Le traité de Lisbonne est aujourd’hui juridiquement mort", déclare le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) dans un entretien au Monde daté de samedi.

Pour lui, "les causes de la profonde désaffection" des Européens pour l'UE sont "l’absence de démocratie et le caractère antisocial de l’Europe telle qu’elle se fait".

"C’est une Europe livrée à une concurrence interne des systèmes fiscaux et sociaux qui pousse vers le bas. D’une certaine manière, le non irlandais sanctionne cette régression", estime l'ancien ministre, partisan du non à la Constitution européenne en 2005.

Selon lui, "la gauche a un énorme travail à faire pour comprendre les raisons de ce rejet". Elle doit "réévaluer le rôle de la nation, en France comme dans les autres pays, pour redresser la construction européenne dans un sens plus social et plus indépendant".

A la veille du Congrès du MRC samedi et dimanche au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), M. Chevènement a rappelé que ce Congrès "va lancer un appel" pour le rassemblement de la gauche. Il va en "définir des étapes, comme les forums de l’unité qui pourraient déboucher sur des assises de la gauche en 2009".

"Il faut à la gauche un électrochoc, au plus tard en 2011, pour qu’elle puisse se rassembler", juge M. Chevènement, doutant qu'une "orientation claire" sorte du Congrès du PS en novembre. "Mais quand arrivera le moment de désigner le ou les candidats pour la campagne présidentielle, le sentiment de l’urgence peut conduire à ce rassemblement".


Rédigé par Chevenement.fr le Vendredi 20 Juin 2008 à 13:37 | Lu 3283 fois



1.Posté par BA le 20/06/2008 14:10
Jean-Luc Sauron, président des juristes européens : « Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait exiger des Irlandais qu’ ils revotent. »

« C'est la fin du traité », a aussitôt rappelé Gerry Adams, président du Sinn Féin, chef de file des nonistes. « Le processus de ratification est fini », a immédiatement déduit Václav Klaus, le président tchèque, leader des pays eurosceptiques qui ne se sont pas encore prononcés.

Difficile juridiquement de leur donner tort.

Et la nature ayant horreur du vide, c'est le statu quo qui devrait s'appliquer à l'Union : en clair, le traité de Nice, signé en 2001 et qualifié par le député européen Jean-Louis Bourlanges, au moment de son approbation tardive par les Irlandais en 2002, de « grand pas dans la mauvaise direction ».

Cet euro-enthousiaste pointait ainsi un seuil de majorité qualifiée trop exigeant ; une inflation de commissaires (un par Etat membre) attribuant aux peuples constituant 75 % de la population de l'Union moins de représentants - six contre sept - qu'aux peuples totalisant 2,4 % de la population communautaire ; et une surreprésentation de l'Allemagne au détriment de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Italie. Bref, un texte paralysant et injuste, alors que le traité de Lisbonne, avec la fin de la règle de l'unanimité, les pouvoirs élargis du Parlement et l'initiative citoyenne combinés à une présidence stable et à la désignation d'un haut représentant pour les affaires étrangères, pourrait permettre à l'Europe, malgré certains défauts hérités de Nice, de défendre ses intérêts dans la mondialisation.

Triomphe du juridisme sur le bon sens ? Peut-être. Mais si l'on s'en tient au droit, comment échapper à ce cauchemar ? « Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait exiger des Irlandais qu’ils revotent », explique ainsi Jean-Luc Sauron, président des juristes européens, arguant du précédent créé par le non des Français et des Néerlandais qui, eux, n'ont pas revoté.

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2276/articles/a377402-.html

Vous avez bien compris cette phrase ?

« Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait exiger des Irlandais qu’ils revotent. »

Elle est de Jean-Luc Sauron, président des juristes européens.

2.Posté par la fourmi rouge le 20/06/2008 15:10




3.Posté par Elie Arié le 20/06/2008 17:14
@ BA

"Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait exiger des Irlandais qu'ils revotent."

Parce qu'on a toujours procédé comme ça, après avoir donné des clauses et des garanties particulières aux pays qui avaient voté NON, de façon à ce qu'ils revotent OUI.

-le Danemark pour Maastricht,

-déjà l' Irlande, pour le traité de Nice

Il est dommage que les parlementaires socialistes Français n'aient pas profité de cet usage pour faire rejeter ce texte et exiger d'autres clauses...

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