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Chevènement: en Corse "l'endoctrinement" nationaliste passe par les médias locaux


Dépêche AFP, jeudi 18 octobre 2012, 11h07.


Chevènement: en Corse "l'endoctrinement" nationaliste passe par les médias locaux
Le sénateur et ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a estimé jeudi sur Europe 1 que la jeunesse corse était "abandonnée à un endoctrinement" nationaliste nourri notamment par les antennes locales de France 3 et de Radio France.

"C'est une île à la dérive", dont "la jeunesse est abandonnée à un endoctrinement qui passe par tous les canaux de communication : France 3, Radio France Frequenza Mora, je ne parle pas du rectorat, de l'université...", a déclaré le président d'honneur du MRC.

"D'une manière générale, la jeunesse corse, d'ailleurs victime de précarité comme toute la jeunesse française, est abandonnée à une propagande qui n'a rien à voir avec les idées républicaines", a-t-il poursuivi.

Réitérant ses accusations de la veille à l'encontre de l'avocat Antoine Sollacaro, qu'il a accusé d'être un "militant nationaliste engagé", il a déclaré qu'avant son assassinat ce dernier "avait rendez-vous avec une documentariste de France 3", ajoutant : "et pour quiconque regarde comment sont faits les programmes, on voit bien de quel côté penche France 3".

"Les indépendantistes ont pignon sur rue" dans l'île, a insisté Jean-Pierre Chevènement, jugeant que "la politique de rétablissement de l'état de droit avec discernement" y était "bien entendu (...) toujours d'actualité".


Mots-clés : corse, sécurité
Rédigé par Chevenement.fr le Jeudi 18 Octobre 2012 à 11:23 | Lu 4164 fois




1.Posté par JR BELFORT le 18/10/2012 11:51
"Le nationalisme, c'est la guerre" (François Mitterrand)

2.Posté par Jean louis ACHARD ROCCHI le 18/10/2012 23:28
De JEAN LOUIS ACHARD
À
Monsieur Jean Pierre Chevènement
Sénateur du Territoire de Belfort
15 rue de Vaugirard – 75291 Paris cedex 06
Téléphone : 01 42 34 20 00

Ajaccio le 18 octobre 2012

Monsieur le sénateur,
Comment peut on qualifier le comportement d’un ancien ministre de la république, qui alimente sans interruption depuis 15 ans, une campagne médiatique contre une communauté toute entière, ou sur certains de ses plus estimables représentants, sur la base d’informations calomnieuses, volontairement déformées ou erronées, au prétexte que « Corses », ils développeraient forcément une prédisposition à la délinquance, sous toutes ses formes ? Hypocrite est le premier mot qui me vient à l’esprit. A l’occasion de vos saillies médiatiques vous évoquez pèle mêle, « la clandestinité, la déontologie, les indépendantistes, la violence, vos activités d’ancien ministre »…
Clandestinité ? issu de la promotion Stendhal (ou Marcel Proust) de l’ENA, vous avez dédié votre mémoire de fin d’études consacré à : « la droite nationaliste devant l’Allemagne », à votre professeur notoirement connu pour ses références nationalistes, Raoul Girardet, admirateur de Charles Maurras et de l’Action Française, arrêté en septembre 1961, pour ses activités clandestines au sein de la branche « action politique et propagande » de l’OAS, de sinistre mémoire…
Déontologie ? On décrit la déontologie comme un ensemble de règles définissant une certaine forme de respect et d’exemplarité dans le cadre d’une profession ou dans l’exercice d’une fonction. On vous a vu dégainer, non sans une certaine ironie, votre déontologie d’ancien ministre de l’intérieur, afin de justifier vos propos « déplacés » (le mot est faible), à l’encontre de Maître Antoine Sollacaro. Permettez moi de regretter, votre absence de réflexe déontologique, dans une époque ou un de vos obligés, le ci devant Bernard Bonnet, faisait honte à sa fonction, à son Pays, et à son ministre, par ses errances clandestines (tiens revoilà la clandestinité). Cet épisode peu glorieux aurait dû monsieur le sénateur, vous inciter à faire preuve d’une certaine retenue, à défaut d’un semblant de dignité et du minimum de respect dû à un membre de l’institution judiciaire, assassiné dans des conditions effroyables.
Les indépendantistes ? Vous qui avez jumelé la ville dont vous fûtes le maire pendant tant d’années avec une localité algérienne, vous qui ne manquez aucune occasion de rappeler vos liens avec les algériens, êtes systématiquement en guerre contre les indépendantistes Corses…étonnant, mais je pense qu’il s’agit là plutôt de la résurgence de vos convictions anciennes, lorsque vous fûtes, acteur d’évènements répressifs atroces, au moment de la guerre…d’Algérie. La lecture de vos propres mots, le 4 août 1989 sur France culture, permet de mieux cerner le rapport ambigu et l’ambivalence de votre comportement vis à vis de l’indépendantisme. Nous les reproduisons, afin d’une part de rafraîchir votre mémoire et d’autre part, pour vous inciter à plus de retenue à l’avenir, s’agissant des indépendantistes, qu’ils soient corses ou d’ailleurs. Il me semble que vos anciennes fonctions passées, ne vous permettent de vous ériger ni en censeur, ni en exemple exempt de tous reproches :
« À Saint Denis du Sig, un groupe F.L.N. entre dans le village de façon officielle, les militaires français regardent, la population aussi. Le F.L.N. regroupe 16 hommes et une femme, quatre harkis démobilisés, la femme d'un autre harki qui avait fui, et douze employés d'une ferme qui, avec l'aide du propriétaire avaient toujours résisté au F.L.N.
En public, ils se mettent à torturer les 16 personnes, membres brisés, nez et lèvres coupées, éviscérés, à tel point que les habitants du village écœurés exigèrent qu'il fut mis fin à leur supplice.
"J'ai vécu quelque chose de beaucoup plus dur qui a été, heu ... , le, heu ... dans la nuit du 19 au 20 mars [1962], ou quelque chose, heu ... heu ... d'avoisinant, enfin, je ne me trompe que d'un jour peut-être, j'ai vécu des ... des ... un drame assez affreux, quoi, on a trouvé le chef du village, dit "le village nègre", à Saint-Denis-du-Sig, c'est-à-dire le village musulman, 20000 personnes environ, heu ... égorgées, heu ... défigurées, mutilées, et, heu ... également ... une bonne douzaine de ... heu ... de musulmans dont plusieurs de mes moghaznis, dont celui qui me servait d'ordonnance, qui s'appelait Miloud.
Donc, j'ai ... j'ai ... je me trouvais donc alors à ce moment-là à Saint-Denis-du-Sig, j'ai été chargé de faire l'évacuation des familles musulmanes qui habitaient, heu ... le village nègre, heu... ça ne s'est pas fait facilement parce qu'il a fallu les embarquer dans les camions, et en fait tous ces gens-là, j'étais très embêté moi-même, parce que j'avais le sentiment de les compromettre gravement en les évacuant ...

FRANÇOISE GASPARD. - Ils étaient déjà compromis ... - Oui, mais je les compromettais davantage encore, puisque parce que par définition, heu... le village nègre était bouclé par un certain nombre d'unités, et moi j'allais évacuer; avant que la Légion vienne, heu ... heu ... faire le nettoyage, j'allais évacuer les familles qui étaient considérées comme étant heu ... les familles de moghaznis, de harkis, de gens qui... heu... qui avaient travaillé pour nous. Donc ce n'était pas très agréable, y compris pour tous ces gens qui ... heu ... qui avaient travaillé avec nous. Donc ce n'était pas agréable, y compris pour tous ces gens dont certains, après tout, pouvaient ne pas partager les opinions, heu ... de leur frère, de leur mari, de leur fils, etc.
F. G. - Car à partir du moment où il y avait un harki on emmenait la famille ...
- On emmenait la famille. C'était l'ordre que j'ai reçu. Il fallait les embarquer, y compris à coups de pied dans le derrière dans les camions de l'armée, et tout ça dans un village nègre qui était en principe tenu par un commando du F.L.N. "
Cet officier si prévenant, et si embarrassé aussi trente ans plus tard, s'appelait Jean-Pierre Chevènement, il intervenait le 4 Août 1989 sur France culture.
Lors de l'émission "Droits d'inventaire" de Marie DRUCKER du mercredi 3 décembre 2008 à 22h sur FR3, en présence de Max GALLO et du journaliste de Libération Jean-Dominique MERCHET, Jean-Pierre CHEVENEMENT, officier SAS durant la guerre d'Algérie, a confirmé avoir été le témoin du massacre de ses propres moghzanis en Algérie le soir de la "paix" d'Evian du 19 mars 1962. Ce massacre avait fait la "une" du "Parisien Libéré" du 21 mars 1962. PHOTO Le 11 novembre 1997, Jeune Pied-noir avait écrit à Jean-Pierre CHEVENEMENT, alors ministre de l'Intérieur, pour qu'il témoigne et ouvre les archives du crime d'état du 19 mars 1962. Une lettre restée sans réponse. A l'époque, le ministre avait préféré se taire. Jean-Pierre CHEVENEMENT a aussi été le témoin des enlèvements massifs d'européens du 5 juillet à Oran, où lui même faillit être enlevé ! (cf. son livre "Le courage de décider" - Robert Laffont - 2002) Pourquoi, Jean-Pierre CHEVENEMENT n'a-t-il pas porté secours à ses Moghaznis désarmés et abandonnés ? Pourquoi n'a-t-il pas alerté la presse et l'opinion publique des crimes dont il a été le témoin direct ? Pourquoi n'a-t-il pas ouvert les archives sur ce "crime d'état" ? Au nom de quels principes, au non de quelle morale a-t-il préféré se taire durant plus de vingt ans…
Violence, endoctrinement ? En qualité de maire de Belfort, vous avez le 28 mai 2009, présidé un hommage au colonel de la légion étrangère Pierre Jean Pierre, que vous avez qualifié de : « héros à citer en exemple pour tous les Belfortains »…il est vrai que ses faits d’armes, au cours de la bataille d’Alger et dans le Djebel, valaient au minimum qu’une rue de votre ville lui soit dédiée. On situe mieux dans ce contexte, votre proximité vis-à-vis d’une certaine doctrine militariste et nationaliste, qui comme chacun sait est exempte, de toute critique objective en matière de violence ou (et) d’endoctrinement, ainsi que l’attestent les travaux des historiens, sur la guerre d’Algérie, tout comme les positions les plus récentes de François Hollande concernant la responsabilité de la France, dans certaines circonstances…Triste paradoxe, vous ne trouvez pas monsieur le sénateur ? Pour un homme qui s’acharne sur une certaine jeunesse Corse…et sur ses dérives…
Ancien Ministre : Oui, définitivement oui, vous êtes un ancien ministre, et vous l’avez sans aucun doute été à plusieurs reprises :
- Démissionnaire du gouvernement Mitterrand en 1983
- Démissionnaire du gouvernement Rocard en 1991
- Démissionnaire du gouvernement Jospin en 2000
On doit vous accorder une certaine constance, dans cet effort d’abandon sans cesse renouvelé. Sans vous citer dans le texte, je considère pour ma part que si vous avez souvent choisi la démission en tant que ministre, à l’époque et plus encore aujourd’hui, vous auriez je pense gagné (veuillez excuser la trivialité du propos, mais il est de vous), à la fermer…
Je n’évoquerai pas dans le détail, les motifs de vos abandons successifs, remarquons simplement que l’épisode de votre démission face à la guerre en Irak en tant que ministre des armées et celui de votre départ suite à l’affaire Bonnet, qui précèdera de peu les accords de Matignon, ne constituent pas les épisodes les plus glorieux de votre carrière d’homme d’Etat (ou réputé tel).
En guise de conclusion monsieur le sénateur, je n’imagine pas que vous soyez spécialement fier, de la trahison qui empêchât Lionel Jospin d’accéder en 2000 à la fonction suprême, ni que vous vous glorifiez d’être le seul à ce jour, à avoir porté plainte et obtenu la condamnation à 2500 € d’amende de l’entarteur Noel Grondin, pour « violences volontaires avec préméditation ».
Je ne peux également me résoudre à penser que vous persistiez dans cette bizarrerie, qui consiste à occuper un pied à terre, sous régime ILM de la ville de Paris, de 120 m2 facturé 1519 €/mois, au cœur du 5ème arrondissement depuis 1983. Comment ? L’homme de gauche, fondateur du parti socialiste, pourfendeur des lois Pasqua, partisan de la légalisation des sans papiers, indéfectiblement attaché aux fondements de la république, au premier rang desquels figure « l’égalité », pourrait être en contravention avec les principes de la plus élémentaire justice sociale ? Il défendrait l’idée, malgré des revenus plus qu’honorables, qu’il pourrait prolonger son bail locatif préférentiel déjà vieux de 29 ans, sur le seul prétexte que son âge, empêcherait qu’on lui signifie son congé ? L’âge ? Tiens donc, monsieur le sénateur, ne serait ce pas là que réside « le sens caché » des mots (maux), et de vos propos parfois outranciers ?
Je ne m’interrogerai pas pour savoir si votre présence dans le paysage politique ou médiatique est encore utile ou souhaitable. Je vous invite simplement à méditer sur ces quelques mots prononcés, par un ancien ministre de la République : « un homme politique n’a pas d’autre capital que sa réputation »…Vos postures caricaturales m’incitent à penser que vous êtes en train de perdre la votre…
Je vous prie de croire, monsieur le sénateur en l’assurance de mes sentiments distingués.

Jean Louis Achard Rocchi


3.Posté par JR BELFORT le 19/10/2012 08:10
Une menace à peine voilée émanant de "l'île de beauté".
Dans le contexte actuel, une protection renforcée de notre sénateur s'impose.

4.Posté par Marie-Paule Simonetti Dolovici le 19/10/2012 18:14
Facebook
Monsieur Belfort vos inquiétudes sont charmantes, mais je tiens à vous rassurer, il ne risque pas grand chose, à part des plaintes de ci de là...
En voilà une d'ailleurs , et je prends la liberté (si ce mot à quelque sens pour vous) de la poster ici, afin qu'une autre vérité soit dite en ces lieux.

Voici la réaction de l'université de Corse :

"L’Université de Corse condamne avec la plus grande fermeté les propos consternants tenus par l’ancien Ministre de l’Intérieur Chevènement sur les ondes d’Europe 1 jeudi 18 octobre 2012. Au-delà de leur caractère aussi diffamatoire qu’infondé, ces propos entretiennent les amalgames les plus pernicieux et traduisent le retour à une époque que la Corse espérait révolue et à laquelle M. Chevènement a apporté en son temps une affligeante contribution. L’Université tient à rappeler que l’avenir de la Corse est inséparable d’une volonté collective partagée de construire un chemin qui associe la mémoire et le projet. C’est autour de cette philosophie qu’elle œuvre, depuis plusieurs années déjà, avec constance et conviction en partenariat avec ses partenaires institutionnels. Nul ne la détournera de l’ambition de servir la cause de l’émancipation de la Corse et de sa jeunesse".



Il est vrai que ladite université fut ouverte sous le Généralat de Paoli en 1765 (ce nom doit vous être parfaitement inconnu...) alors que la Corse était indépendante (avait une constitution, une monnaie etc etc) fut fermée lorsque les troupes Françaises de Louis XV déboulèrent afin de l'envahir et de soumettre l'île et ne fut rouverte qu'en 1981 sous...François Mitterand...

5.Posté par Isabelle GRANIER-SANTONI le 21/10/2012 10:05
Les corses ne sont pas tels qu'une certaine presse baignant dans la pensée unique voudrait bien le faire croire et où seuls les bien-pensants auraient droit à ses colonnes. Mais pour ceux qui en doûteraient, je signale un site qui en Corse connait de plus en plus de succès, car il correspond à la pensée des vrais corses. C'est celui de l'association France-Corse, qui assume au grand jour ses convictions républicaines : www.france-corse.fr
Pouir ma part, et comme tant d'autres qui dans l'île disent que M. Chevènement écrit tout haut ce que beaucoup en Corse pensent tout bas, j'approuve ses propos.
Les corses ne connaissent pas tout ce qui se rattache aux affaires criminelles, et encore moins à celles pouvant être liées à l'affairisme maffieux. Contrairement à ce que des journalistes racontent inconsidérément les corses ne savent pas tout sur tout, et la plupart vivent tranquillement comme tous les français. Ils ne sont donc pas au fait ce qui se passe dans les milieux doûteux, qu'ils ne fréquentent p
Ils souhaiteraient avoir des élus locaux qui ne soient pas des girouettes demandant un jour l'état de droit, et le réfutant le lendemain.
Ils voudraient que les gouvernement abordent de manière volontaire et déterminée les quesions de la violence et de la criminalité en mettant tout en oeuvre pour les éradiquer, et en avançant sans se laisser influencer par les élus girouettes ou par les rodomontades des nationalistes clandestins.
Ils en ont assez qu'on leur impose tous les dix ans des statuts particuliers, dont ils n'ont que faire, qui ne voient le jour que sous la pression des indépendantistes, ou celle d'élus locaux ne recherchant que le pouvoir. Ces statuts ne changenet rien pour le quotidien des corses, et l'assemblée de Corse est devenu un monstre tentaculaire incapable d'avancer.
Ils ont voté en juillet 2003 pour affirmer qu'ils en ont assez de toutes ces évolutions inutiles, et pour dire par la même occasion qu'il ne veulent pas qu'on les éloigne de la France Quand donc le mot démocratie aura-t-il un sens dans notre île ? Quand donc les élus locaux respecteront-ils le choix fait par les électeurs ? Pourquoi reviennent-ils une fois de plus sur des questions statutaires qui ne sont pas la solution aux problèmes de tous les jours ?

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